L'Escalade - St-Julien-en-Genevois

Appartement de 106m2

Bénédicte nous fait visiter un appartement dans un ensemble agréable situé en surplomb de la ville de Saint Julien. L’appartement est resté dans son jus des années 80, mais sans boule à facettes … il est dans un triste état. La vue est magnifique et la lumière inonde l’appartement qui est traversant. Cependant, les aménagements réalisés par les primo propriétaires ne sont pas toujours cohérents. L’entrée et le couloir de distribution zigzaguent tout du long de l’appartement pour aboutir à une pièce borgne, qui sert de rangement. Les murs, les sols, l’électricité, la plomberie … tout est à reprendre compte tenu de leur état. On manque de rangements également, il n’y a pas de placards pour les 3 chambres et l’entrée. Bref, voilà un défi très tentant ! Plus on part de loin, plus le résultat final est spectaculaire, c’est le côté positif !

Concernant l’orientation esthétique du projet, Bénédicte donne carte blanche, elle aime la douceur en général mais n’est fermée à aucune proposition. C’est bon, on y va !

© Charlotte Le Mesle Photographe

La salle à manger située dans la continuité du salon, reprend l’exotisme chic proposé par le tableau grâce au papier peint dont les motifs sont de petits palmiers très finement stylisés. Pour cette salle à manger, on entre dans l’univers des gris. Les accoudoirs des chaises reprennent la douce courbe des palmiers et on joue pour l’ensemble sur des arrondis élégants. Pour achever de styliser l’espace, on installe un bouquet de fleurs séchées intégrant la feuille de palmier dorée, dans une composition délicate.

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

Côté salon, grâce à la reprise du couloir, on obtient des proportions plus équilibrées. On habille la fenêtre sur toute la largeur d’un voile évoquant les tissages artisanaux, qui floute la lumière. La suspension centrale reprend l’illusion du floutage de la lumière.
On travaille les couleurs dans des camaïeux de beige, chocolat et bronze. Pour égayer l’ensemble et affirmer la personnalité de l’espace, notre fée couturière monte un tissu en lin brodé sur châssis. Ce paysage contemporain imaginé par l’artiste Louis Barthélemy, rend hommage à l’Egypte des Pharaons où la nature s’épanouit généreusement. Une plante verte installée dans un pot en grès semble sortie du tableau situé à proximité. Enfin, un magnifique tapis chocolat, tissé main, réhausse le ton de l’ensemble.

© Charlotte Le Mesle Photographe

Pour la cuisine, on conserve l’idée d’une cuisine laboratoire, hyper fonctionnelle et on aménage un comptoir pour 3 personnes, près de la fenêtre. Côté choix des matériaux, on élabore la cuisine sur la base de caissons IKEA habillés de façades laquées produites par une maison madrilène qui allie qualité et originalité..

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

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© Charlotte Le Mesle Photographe

On redessine l’entrée et le couloir de distribution pour offrir un horizon visible dès l’entrée. Et l’idée est de créer la surprise. On intègre un meuble d’entrée qui permet de ranger les chaussures, mais aussi les sacs à main et les petits objets tout en pouvant s’assoir pour se chausser et on poursuit en dessinant un passage du couloir vers le salon qui assure une vraie transition. De l’autre côté du passage, on intègre un placard et dans son dos, côté salon, une petite bibliothèque/meuble de rangement. Ainsi, la décoration générale va s’accrocher à cette première intention. Le couloir sur un côté est habillé de panneaux chêne séparés et rythmés par un joint creux, jusqu’au fond du couloir où une applique graphique est installée. Le passage est également habillé de ces mêmes panneaux. Le rappel du chêne est omniprésent d’autant plus que le sol est également en chêne clair. C’est le total look quoi ! Pour faire étinceler l’ensemble, l’éclairage et les poignées se parent de chrome (ben oui, hommage aux années 80), pour un effet chic.

Du fait de la reprise du couloir, on a rassemblé salle de bain et toilette tout en les séparant par une cloison (vous me suivez ? une cloison mais pas de porte) et là, la salle de bain c’est un peu magique. Elle est très étroite, coincée entre deux murs porteurs, alors comment faire pour faire croire que ses dimensions sont un choix délibéré ? Puisqu’on est coincé, coinçons le meuble de salle de bain dans une alcôve, on aura le sentiment que tout s’emboîte et du coup tout ça paraitra beaucoup plus naturel. On attire le regard sur le fond de la pièce, la douche terracotta et joint zippé vert … le tout éclairé pico bello. On pousse le vice à accorder la couleur du chauffe-serviette à la peinture murale (pas d’encombrement visuel). On ne se refuse rien dans cette salle de bain, chaque élément est une petite perle à savourer chaque jour en se brossant les dents.

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

© Charlotte Le Mesle Photographe

Dans les chambres des enfants, on choisit pour la première un papier peint dessiné en 1945 pour la maison Pierre Frey. Ce motif intemporel évoque les cavales des chevaux de Camargue dans le sud de la France. Aglaë est passionnée d’équitation, donc on fonce pour le all-over et on ponctue avec le blanc, pour les placards, les rideaux, mobilier, les plinthes et l’osier pour la tête de lit et un miroir soleil.

© Charlotte Le Mesle Photographe

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© Charlotte Le Mesle Photographe

Iris quant à elle opte pour un papier peint où de délicats oiseaux s’épanouissent en bleu et rose. On oppose au papier peint un mur en peinture bleu et comme pour la chambre d’Aglaë on ponctue d’éléments blancs de bonne surface, rideaux et placards.

© Charlotte Le Mesle Photographe

La chambre de Bénédicte est un espace pur et simple, ménageant un espace bureau installé devant la fenêtre.

© Charlotte Le Mesle Photographe